Plâtrerie
& enduits

Cloisons, doublages, faux plafonds et enduits à la chaux, par un seul artisan du relevé à la réception. Le métier qui décide de tout ce que la peinture ne pourra plus rattraper — et le seul que vous pouvez vérifier vous-même, avec une règle.

Le niveau de finition écrit sur le devis Déplacement et devis gratuits Assurance décennale

Ce que ça coûte, tout de suite

50 – 105 €/m² Cloison, doublage ou faux plafond, fourniture, pose et joints traités. L'écart tient à l'état du support et au niveau de finition, pas à la marge. Ratissage et lissage seuls : 12 – 35 €/m². TVA à 10 % dans un logement achevé depuis plus de deux ans. Seul le devis établi après visite engage. Le détail poste par poste ↓

Ce que je fais

  • Cloisons et doublages sur ossature
  • Faux plafonds et habillages
  • Bandes, joints et angles
  • Enduits de dressage et lissage
  • Enduits à la chaux, bâti ancien
  • Reprise de fissures

Plaquiste, plâtrier, placo : c'est le même métier ?

Presque. Et si vous hésitez sur le mot à taper, c'est normal — la confusion vient du chantier, pas de vous.

Le plaquiste monte. Cloisons, doublages, faux plafonds : rails, montants, isolant, plaques de plâtre vissées. C'est le métier qui crée le volume.

Le plâtrier lisse. Historiquement, il travaille le plâtre et les enduits : le mur qu'on rattrape, pas le mur qu'on monte.

« Placo » n'est ni l'un ni l'autre : c'est une marque, Placoplatre, devenue le nom courant de la plaque de plâtre. Comme Frigidaire pour le réfrigérateur.

En rénovation, les deux se suivent à quelques jours d'écart et on fait rarement l'un sans l'autre : on monte la cloison, puis on la lisse. C'est pour ça que la plupart des artisans tiennent les deux postes. C'est mon cas.

Ce que ça change pour vous : rien à choisir. Que vous cherchiez un plaquiste pour monter une cloison ou un plâtrier pour rattraper un mur, c'est la même visite et le même devis. Ce qui décide du résultat n'est pas l'intitulé du métier, c'est le niveau de finition écrit dessus — Q1 à Q4.

La preuve, avant l'explication

Même mur. Même heure.
La lumière ne ment pas.

Posez une lampe contre un mur, presque à plat. Tout ce qui dépasse fait une ombre. C'est l'outil avec lequel je me juge — glissez le curseur.

Mur éclairé par un projecteur posé au sol, avant préparation : joints, rebouchages et coups de couteau ressortent en ombres
Le même mur, même projecteur au même endroit, après reprise : la surface ne renvoie plus aucun relief
Avant préparation Après reprise
Ce que révèle la lumière rasanteLes bandes non serrées, les vis remontées, les creux d'enduit, les raccords de plaque. En lumière frontale, rien de tout ça ne se voit.
Pourquoi ça compte chez vousUne baie vitrée, une applique murale, un couloir éclairé en bout : partout où la lumière arrive de côté, le mur se met à parler.
Et l'honnêteté sur ce pointLe document de référence européen dit qu'un mur parfaitement sans ombre en lumière rasante est techniquement impossible. On peut s'en approcher beaucoup — on ne peut pas le promettre.

Ce que je fais, précisément

Six ouvrages, et ce que je ne fais pas

La plâtrerie, ce n'est pas une prestation, c'est une famille de travaux qui n'ont ni le même prix, ni la même durée, ni les mêmes pièges. Voilà les six que je réalise, avec ce qui les fait varier — et, à chaque fois, la limite.

Verrière d'atelier à châssis noir intégrée dans une cloison en plaques de plâtre, tableau et retours finis

01

Cloisons de distribution

Créer une chambre dans un volume, fermer un couloir, isoler une salle d'eau, monter le tableau d'une verrière. Ossature métallique, plaques vissées, joints traités. L'entraxe des montants n'est pas un détail : 0,60 m est le standard, mais je le resserre à 0,40 m dès qu'il y a du carrelage lourd, une porte, ou une hauteur qui sort de l'ordinaire.

50 – 80 €/m² BA13 · 98 à 150 mm Hydrofuge H1 en pièce humide

Ce que je ne fais pas : les cloisons coupe-feu à procès-verbal et les cloisons alvéolaires en carton — deux ouvrages qui relèvent d'autres règles que celles-ci.

Doublage de mur sur ossature métallique avec laine minérale avant pose de la plaque

02

Doublages et contre-cloisons

Redresser un mur qui n'est plus d'aplomb, gagner du confort thermique ou phonique, faire passer des gaines. Sur ossature métallique quand le mur est irrégulier ou humide — c'est-à-dire presque toujours en rénovation. Le doublage collé n'a de sens que sur un support sain, sec et plan, et ça se vérifie avant, pas après.

65 – 105 €/m² Lame d'air ventilée Isolant + plaque

Ce que je ne fais pas : l'isolation par l'extérieur. Pour la partie isolation d'un doublage, tout est détaillé sur la page isolation intérieure.

Faux plafond suspendu à retombées dans une grande pièce

03

Faux plafonds et habillages

Rattraper un plafond qui ondule, masquer des solives ou un réseau, descendre une hauteur, créer une retombée pour un bandeau lumineux, habiller une poutre. Suspentes, fourrures, cornière périphérique. Le couple fourrure/suspente doit tenir plus de 75 daN à la rupture, avec un rapport d'essai — c'est ce qui fait qu'un plafond ne se met pas à onduler cinq ans plus tard.

50 – 105 €/m² Entraxe 0,40 ou 0,60 m Spots et réservations

Ce que je ne fais pas : le plafond tendu — c'est un autre métier, avec son outillage et sa pose à chaud.

Pièce en plaques de plâtre, bandes de joint traitées au mur et au plafond

04

Bandes, joints et angles

L'étape la plus invisible et la plus déterminante. La norme la décrit en cinq gestes : enduire le fond du creux, poser la bande, la serrer, la recouvrir, laisser sécher, puis repasser une couche. Serrer la bande, c'est chasser l'enduit sous le papier pour qu'il ne reste pas d'air : une bande qui cloque, c'est une bande qu'on n'a pas serrée.

10 – 25 €/m² Bande papier · bande armée en angle 7 jours de séchage

La règle que je ne transgresse pas : on ne superpose jamais deux bandes à joint. Quand un raccord est raté, on le rouvre.

Murs enduits et lissés prêts pour la finition

05

Enduits de dressage et lissage

Redresser une surface au plâtre quand le support existe déjà : un mur ancien bosselé, un plafond dont on a retiré du papier, une reprise après dépose de cloison. On travaille en épaisseur, à la règle, puis on affine. C'est là que se décide la planéité, pas à la peinture.

12 – 35 €/m² Enduit de corps puis finition

Pour aller jusqu'au mur prêt à peindre : le détail du ratissage et du lissage fin est sur la page ratissage & lissage.

Doublage neuf posé dans une pièce ancienne à parquet et menuiseries d'origine

06

Enduits à la chaux, bâti ancien

Pisé, brique plate, torchis, moellon, colombage : des murs qui ont besoin de laisser passer la vapeur d'eau. La chaux le permet, le ciment non, et un doublage étanche collé dessus enferme l'humidité dans le mur. Ici s'ajoute le rejointoiement de la brique plate bressane, au fer à joint, après nettoyage et dépoussiérage.

sur devis Enduit respirant Rejointoiement

Ce que je ne fais pas : poser du ciment sur un mur ancien, quelle que soit la demande. Le détail est plus bas, section bâti ancien.

Jusqu'ici, vous avez regardé.
À partir d'ici, vous pouvez vérifier.

Un mur droit, personne ne le remarque. Un mur faux, on le voit tous les jours pendant vingt ans. Tout ce qui suit est mesurable, publié, et opposable — y compris à moi.

La vraie décision

Trois façons de faire un mur, et une seule est la bonne chez vous

On me demande souvent « du placo ». Le placo n'est pas une méthode, c'est un matériau — et il se pose de deux manières qui n'ont rien à voir. La troisième option n'en utilise pas du tout.

 Doublage colléOssature métalliqueEnduit traditionnel
Comment ça tient Plots de mortier adhésif directement sur le mur. Rails au sol et au plafond, montants verticaux, plaque vissée dessus. Le plâtre ou la chaux sont appliqués à même le mur, en épaisseur.
Le bon cas Mur sain, sec et déjà plan. Un neuf, une cloison en bon état. Mur irrégulier, humide, ou dès qu'il faut passer des gaines et de l'isolant. Bâti ancien qui doit respirer, murs à cachet, reprises partielles.
Surface perdue La plus faible : quelques centimètres. De 5 à 15 cm selon le montant et l'isolant. Quasi nulle : on reste dans l'épaisseur de l'enduit.
Ce qui l'interdit Un mur humide, un mur qui n'est plus d'aplomb, un mur en pisé ou en torchis. Rien de rédhibitoire — c'est la solution de rattrapage. Un support qui bouge, ou une exigence de performance thermique.
Le piège Coller sur un mur faux : le mur reste faux, on l'a juste recouvert. Espacer les montants pour aller vite : la plaque ondule entre deux appuis. Le ciment. Il bloque la vapeur d'eau et fait éclater le support ancien.

↔ Faites glisser le tableau pour voir les trois colonnes.

Les tolérances de planéité sont les mêmes pour les trois : 5 mm sous une règle de 2 m, 1 mm sous un réglet de 20 cm. Le choix de la méthode ne change pas le résultat exigible.

Ce tableau explique aussi pourquoi deux devis peuvent afficher « doublage 40 m² » et différer de 40 %. Ce n'est pas la même méthode, et souvent ce n'est écrit nulle part. Demandez toujours laquelle est prévue — la réponse tient en trois mots et vous dit tout.

Ce qu'il y a derrière la plaque

Un mur doublé, en coupe

Six couches, dont vous n'en verrez jamais que la dernière. C'est ce qui rend ce métier facile à mal faire sans que ça se voie. Cliquez une couche pour savoir ce qui s'y joue.

Coupe horizontale d'un mur doublé sur ossature métallique De gauche à droite : le mur existant, la lame d'air et l'ossature métallique, l'isolant, la plaque de plâtre, la bande à joint et l'enduit, puis la finition. Les épaisseurs sont exagérées pour la lisibilité. LA PIÈCE 1 2 3 4 5 6 Épaisseurs exagérées pour la lisibilité
  • Pisé, pierre, brique creuse, parpaing, colombage : c'est lui qui commande tout le reste. Avant de poser quoi que ce soit, je regarde s'il est sec, s'il est d'aplomb, et par où l'eau circule. Un mur qu'on habille sans l'avoir compris redevient un problème deux hivers plus tard.

    Faux-aplomb toléré < 5 mm par étage

  • La lame d'air laisse le mur ancien respirer ; l'ossature reprend les défauts d'aplomb. C'est ici que se joue la planéité finale : la plaque ne fait que suivre ce que l'ossature lui impose. Un montant mal réglé, et l'onde restera visible sous la peinture — aucun enduit ne la rattrapera.

    Quand deux montants sont aboutés, ils sont éclissés avec au moins 15 cm de recouvrement, et les raccords ne sont jamais alignés d'un montant à l'autre.

    Entraxe 0,60 m standard0,40 m si charge ou carrelage

  • Il se glisse entre les montants, sans être tassé — un isolant comprimé perd sa performance. Pour le phonique entre deux pièces, c'est la combinaison masse / ressort / masse qui compte, pas l'épaisseur seule.

    Tout ce qui concerne la performance thermique, la vapeur d'eau et le point de rosée est traité en détail sur la page isolation intérieure.

    En plafond : isolant ≤ 15 kg/m²

  • Standard, hydrofuge, phonique, haute dureté : ce ne sont pas des options de confort, ce sont des réponses à des contraintes. Dans une salle d'eau, le parement doit être hydrofugé H1 — et aussi sur les rampants situés à moins de 1,80 m du sol, une règle que presque personne n'applique.

    Les joints horizontaux sont décalés d'une plaque à l'autre. C'est un détail de pose de trente secondes qui évite une ligne de faiblesse continue sur toute la hauteur.

    BA13 · BA15 · BA18H1 en pièce humide

  • Cinq gestes, dans cet ordre : enduire le fond du creux formé par les bords amincis, poser la bande, la serrer, la recouvrir d'enduit, laisser sécher, puis passer une seconde couche. Serrer, c'est chasser l'excédent sous le papier pour qu'il ne reste pas une bulle d'air — celle qui cloquera dans un an.

    Dans les angles sortants, une bande armée. Dans les angles rentrants, une bande pliée et serrée des deux côtés. Et jamais, dans aucun cas, une bande posée par-dessus une autre.

    7 jours de séchage avant peinture

  • C'est le seul millimètre que vous verrez, et c'est celui dont personne ne parle sur un devis. Il existe pourtant un classement officiel en quatre niveaux, et le mot « prêt à peindre » n'en fait pas partie.

    Voir les quatre niveaux, juste en dessous →

Le mot le plus trompeur du bâtiment

« Prêt à peindre » ne veut rien dire

Ce n'est pas mon avis. C'est écrit noir sur blanc dans le document européen qui classe les niveaux de finition des surfaces en plaques de plâtre, rédigé par l'Union européenne des entrepreneurs de plâtrerie et Eurogypsum.

« Des termes comme "prêt à peindre", "prêt à revêtir", "surface prête", "sans lumière rasante" sont complètement inappropriés pour décrire la qualité de surface attendue. Le système à utiliser, pour être compris de tous, devrait être le classement Q1, Q2, Q3 et Q4. »

Traitement des surfaces en plaques de plâtre — classement des niveaux de qualité, UEEP & Eurogypsum.

Et la phrase suivante est celle qui devrait figurer sur tous les devis de France :

« Lorsque le cahier des charges ne comporte pas les données indiquées ci-dessus, le niveau de qualité Q2 s'applique automatiquement. »

Même document.

Autrement dit : un devis qui ne dit rien vous vend du Q2. C'est un niveau parfaitement honnête pour beaucoup de situations — et complètement insuffisant pour d'autres. Le problème n'est pas le niveau, c'est que personne ne vous dit lequel vous achetez.

Q1

Enduisage de base

  • Joints remplis, têtes de vis recouvertes
  • Marques d'outil, stries et bavures admises par la norme
  • Une seule passe

Convient àLes surfaces sans exigence d'aspect : local technique, garage, sous-face qui recevra un carrelage.

Q2

Enduisage standard

  • Q1 + une deuxième passe d'enduit fin
  • Transition continue autour des joints, des angles et des vis
  • Ponçage le cas échéant

Convient àPapier peint à grain, peinture mate garnissante au rouleau. Les marques en lumière rasante ne peuvent pas être exclues.

Q3

Ratissage de la surface

  • Q2 + joints élargis
  • Ratissage de toute la surface pour boucher les pores du carton
  • Bavures et rayures interdites

Convient àPeintures mates finement structurées, revêtements muraux fins. Les traces en lumière rasante sont nettement réduites.

Le haut du panier

Q4

Enduit sur toute la surface

  • Q2 + un enduit en couche mince, plus de 1 mm, sur l'intégralité
  • Le mur ne se lit plus comme un assemblage de plaques

Convient àSatiné, brillant, laque, papier peint vinyle ou métallisé, stuc. Et partout où la lumière arrive de côté.

La question honnête : peut-on avoir un mur parfait en lumière rasante ?

Non, et je préfère le dire avant plutôt qu'après. Le même document précise que la lumière rasante n'est pas autorisée pour évaluer la qualité des surfaces sur un chantier, et qu'il est techniquement impossible d'obtenir une surface enduite parfaitement lisse et sans ombre sous cet éclairage. Ce qu'on peut faire, c'est monter en Q4 : les ombres deviennent minimes. Ce qu'on ne peut pas faire, c'est les supprimer.

Ça a l'air d'un aveu. C'est en réalité l'information la plus utile de cette page : si quelqu'un vous promet un mur sans aucune ombre en lumière rasante, il promet quelque chose que la norme déclare impossible. Et si vous avez une grande baie ou un couloir éclairé en bout, c'est le moment de parler de Q4 — avant le devis, pas à la réception.

L'appel le plus fréquent

« J'ai rebouché, et elle est revenue »

Une fissure rebouchée sans diagnostic revient toujours. Pas parfois : toujours. Parce qu'on a traité la trace au lieu de traiter la cause. Il y a trois familles, elles ne se soignent pas de la même façon, et on les distingue à l'œil en trente secondes.

Famille 1

Le faïençage

Un réseau de microfissures très fines, en toile d'araignée, sur toute une surface. C'est du retrait : l'enduit ou la peinture a séché trop vite, ou en couche trop épaisse. Purement superficiel — ça ne concerne que la dernière couche.

Ce que je faisPonçage, reprise du support, et surtout on corrige la cause : épaisseur de couche, temps de séchage, absorption du support.

Famille 2

La fissure de joint

Une ligne droite, régulière, qui suit exactement un joint de plaque ou un angle. C'est la signature d'une bande mal serrée, d'un enduit appliqué sur un joint pas sec, ou d'un mouvement hygrométrique du bâtiment. Elle apparaît souvent au bout de deux ou trois ans, puis se stabilise.

Ce que je faisOn rouvre le joint, on retire l'ancienne bande, et on refait les cinq gestes. Reboucher par-dessus ne tient jamais.

Famille 3

La fissure structurelle

Large — souvent plus de 2 mm — sinueuse, en escalier ou en diagonale, elle se prolonge d'un mur au plafond, ou d'un mur à l'autre. Elle évolue. C'est le bâtiment qui bouge : tassement, sécheresse, reprise de charge.

Ce que je faisJe ne la rebouche pas. On pose un témoin en plâtre ou une jauge en travers et on observe. Tant qu'elle bouge, tout enduit posé dessus se rouvrira.

Le test que vous pouvez faire vous-même, gratuitement

Collez une petite plaque de plâtre en travers de la fissure, ou une jauge graduée achetée quelques euros. Notez la date. Relevez une fois par mois. Trois à six mois d'observation donnent une réponse fiable : si le témoin casse ou si la jauge bouge, la fissure est active et il faut traiter la structure avant la surface. Si rien ne bouge, elle est stabilisée et une reprise classique tiendra.

Je préfère largement vous dire « attendez trois mois » que vous vendre une reprise qui se rouvrira l'hiver suivant. Ça retarde un chantier, mais ça évite de le payer deux fois.

Doublage neuf posé dans une pièce ancienne, parquet et menuiseries d'origine conservés

Bresse, Val de Saône, Petite Montagne

Ici, un mur sur deux a plus de cent ans

Et il n'a pas été construit pour recevoir ce qu'on lui pose dessus aujourd'hui.

La spécialité du secteur

Pisé, brique plate, torchis : des murs qui doivent respirer

Une ferme bressane, une maison de bourg du Val de Saône, une longère de la Petite Montagne : ce sont des murs épais, montés à la terre ou à la chaux, sans coupure de capillarité. Leur équilibre repose entièrement sur une chose — l'eau qui monte du sol doit pouvoir repartir par évaporation.

Tout ce qu'on colle d'étanche là-dessus déplace le problème sans le régler. Le ciment bloque la vapeur ; l'humidité, ne pouvant plus sortir par la face intérieure, remonte plus haut dans le mur ou ressort à l'extérieur en faisant éclater le parement. Un enduit ciment sur du pisé, c'est un mur condamné à moyen terme, et c'est réversible seulement au marteau.

Ce que je fais à la place

  • Un enduit à la chaux, qui laisse passer la vapeur d'eau tout en protégeant le support. Sur brique plate et pierre, c'est la seule réponse durable.
  • Le rejointoiement de la brique plate bressane — nettoyage, dépoussiérage, puis chaux appliquée au fer à joint. C'est long, ça ne se voit pas depuis la rue, et c'est précisément ce qui fait durer un mur.
  • Un doublage désolidarisé et ventilé quand il faut vraiment doubler : ossature indépendante, lame d'air, jamais de collage direct sur le support ancien.
  • Conserver ce qui fait le cachet : solives, poutres, pierre apparente. On habille autour, on ne noie pas dessous.

Et quand l'humidité est déjà là

Salpêtre en bas de mur, enduit qui cloque, auréoles : la plâtrerie n'est pas la réponse, elle est ce qui vient après. Recouvrir un mur humide, c'est fabriquer une belle surface qui se dégradera par-derrière. Le diagnostic et les solutions sont détaillés sur la page traitement de l'humidité, et sur une maison ancienne dans son ensemble, sur rénovation de maison ancienne.

Comment ça se passe

Le déroulé d'un chantier, étape par étape

Rien de spectaculaire là-dedans. C'est précisément l'objectif : à la fin, on ne doit rien voir.

  1. 1

    La visite et le relevé

    Je viens sur place, gratuitement. Je mesure, je regarde l'aplomb des murs à la règle, l'état du support, l'humidité, ce qui passe dans les cloisons. Je ne vous demanderai pas votre budget — une plâtrerie, on n'en fait pas trois dans sa vie, il n'y a aucune raison d'en connaître le prix. C'est mon travail de vous le donner.

  2. 2

    Le devis, poste par poste

    Une ligne par ouvrage, avec la surface, la méthode (collé ou sur ossature), le type de plaque, l'entraxe s'il sort du standard, et le niveau de finition. Vous devez pouvoir mettre mon devis à côté d'un autre et comparer ligne à ligne.

  3. 3

    Protection et préparation

    Sols bâchés, meubles filmés ou sortis, ouvertures confinées. La plâtrerie produit deux choses en quantité : des gravats à la dépose, et de la poussière très fine au ponçage. Les deux se gèrent en amont, pas au balai à la fin.

  4. 4

    Ossature et réseaux

    Rails, montants, suspentes, cornières. C'est l'étape qui décide de la planéité finale, et celle où l'on prend le plus de temps à régler ce qui ne se verra jamais. Les incorporations électriques et de plomberie se posent après le premier parement, jamais avant.

  5. 5

    Pose des plaques

    Joints horizontaux décalés, plaque adaptée à la pièce, vissage régulier sans transpercer le carton. Le bon type de plaque au bon endroit — hydrofuge en pièce d'eau, y compris sous rampant en dessous de 1,80 m.

  6. 6

    Bandes, joints et angles

    Les cinq gestes, et le respect des temps de séchage entre les passes. C'est l'étape où l'on gagne le plus de temps quand on veut aller vite, et c'est exactement celle qu'il ne faut pas raccourcir.

  7. 7

    Le séchage

    La norme est explicite : pas de revêtement de finition avant 7 jours minimum de séchage des joints en ambiance naturelle. Ce n'est pas une précaution excessive, c'est la condition pour que la peinture ne révèle pas les joints trois semaines plus tard.

    7 jours minimum — NF DTU 25.41
  8. 8

    Finition, contrôle et nettoyage

    Ponçage, ratissage si le niveau prévu le demande, puis contrôle à la règle de 2 m et au réglet — devant vous si vous le souhaitez. Et le chantier rendu propre, gravats évacués.

La question qu'on n'ose pas poser

La poussière, les meubles, et où vous dormez ce soir

La plâtrerie est le corps de métier le plus salissant de la rénovation intérieure. Le ponçage des joints produit une poussière extrêmement fine qui se déplace dans tout un logement en quelques heures si personne ne l'en empêche. Autant en parler avant.

Une pièce vide, c'est toujours mieux : on travaille plus vite, la protection est plus fiable, et vous ne retrouvez pas de poussière dans un tiroir six mois après. Mais ce n'est pas toujours possible, et ce n'est pas une condition.

Ce qui doit sortir dans tous les cas : le textile (rideaux, tapis, coussins), tout ce qui est fragile, et l'électronique. La poussière de plâtre est abrasive et elle entre partout — un ordinateur ou une platine laissés dans la pièce prennent un vrai risque. Le reste peut rester, filmé et regroupé au centre.

C'est le vrai sujet, et il se règle par le confinement, pas par le nettoyage. Une porte fermée ne suffit pas : la poussière passe par le jour sous la porte, par les gaines électriques, par la cage d'escalier. Il faut fermer la pièce en bâche, avec du scotch de masquage sur le pourtour, et couper la ventilation mécanique le temps du ponçage.

L'autre levier, c'est de poncer avec une machine reliée à un aspirateur plutôt qu'à la main. La différence est spectaculaire, mais elle ne dispense pas du confinement.

Dans la plupart des cas oui, à condition de traiter pièce par pièce et d'accepter que la pièce en cours soit inutilisable — pas seulement pendant les travaux, mais aussi pendant les temps de séchage, qui sont longs en plâtrerie.

Ce qui pose vraiment problème, c'est une cuisine ou l'unique salle d'eau. Là, on planifie autrement : on prépare tout ce qui peut l'être, et on concentre la phase bloquante sur le minimum de jours.

Les chutes de plaque et les gravats sortent au fur et à mesure, pas en une fois à la fin. Les outils sont regroupés, les bâches restent en place tant que la pièce n'est pas terminée — les retirer chaque soir pour les remettre le lendemain ne protège personne.

Une seule personne : moi. Pas d'équipe qui tourne, pas de sous-traitant, pas d'apprenti laissé seul. Vous avez le même interlocuteur du relevé à la réception, et c'est lui qui a fait le travail quand vous posez une question dessus.

Sur la durée : elle dépend beaucoup plus des temps de séchage que du temps de pose. Un chantier de plâtrerie comporte des jours où rien ne se passe visuellement — et ce sont ceux qu'il ne faut pas supprimer.

Pièce fermée par une bâche plastique scotchée sur tout son pourtour, ponçage en cours à la girafe raccordée à un aspirateur
Le confinement, avant le ponçage. L'ouverture est fermée en bâche et scotchée sur tout le pourtour, le sol est protégé jusque dans le couloir, et la ponceuse est raccordée à l'aspirateur. C'est ce qui fait que la poussière reste dans la pièce.

Les chiffres, sans détour

Ce qui fait le prix, et pourquoi il varie autant

50 – 105 €/ m², fourniture et pose, hors finition peinture

Pour situer : les guides de prix annoncent en 2026 20 à 40 €/m² pour une cloison BA13 fournie et posée joints compris, 35 à 60 €/m² dès qu'elle est isolée, et 30 à 70 €/m² pour un faux plafond. Mes fourchettes commencent plus haut. La vraie question n'est pas de savoir si je suis dans le marché — c'est de savoir si ces prix décrivent le même mur.

Ils ne le décrivent pas, et ce n'est pas une opinion : la norme européenne tranche à ma place. Un devis qui ne précise aucun niveau de finition vend du Q2, automatiquement. Q2, c'est une deuxième passe d'enduit fin, et un texte qui prévient noir sur blanc que les marques en lumière rasante ne peuvent pas être exclues.

Mes lignes de devis portent trois passes de bandes, pas deux — et sur les surfaces destinées à une peinture mate, un ratissage de toute la surface, qui est la définition du Q3. Elles portent aussi, presque toujours, l'isolant dans le prix : laine GR32 en 120 ou 160 mm sur un doublage, phonique en 45 mm dans une cloison, jusqu'à 300 mm en rampant avec sa membrane d'étanchéité à l'air. Le repère à 20–40 € ne contient rien de tout ça.

Comparé à ce qui est comparable — une cloison isolée, joints en trois passes, prête pour une peinture mate — je suis dans le marché, dans sa moitié haute. Comparé à une cloison nue en Q2, je suis plus cher, et je devrais l'être : ce n'est pas le même mur. Ce qui change d'un devis à l'autre, ce n'est presque jamais la marge — c'est le contenu. Demandez le niveau de finition sur les deux devis ; s'il n'y figure pas, vous avez votre réponse.

OuvrageFourchetteCe que ça comprend
Cloison de distribution50 – 80 €/m²Ossature, plaques, isolant acoustique, joints traités.
Doublage sur ossature65 – 105 €/m²Ossature désolidarisée, isolant, plaques, joints traités.
Faux plafond50 – 105 €/m²Suspentes, fourrures, cornière, plaques, réservations, joints.
Bandes et joints seuls10 – 25 €/m²Sur plaques déjà posées : les cinq gestes, angles compris.
Enduit de dressage et lissage12 – 35 €/m²Reprise d'un support existant, mise à niveau, surface affinée.
Enduit à la chaux, bâti anciensur devisTrop dépendant de l'état du support pour une fourchette honnête.

↔ Faites glisser le tableau.

TVA à 10 % dans un logement achevé depuis plus de deux ans, contre 20 % dans le neuf. Sur un chantier de 8 000 €, l'écart représente environ 730 €. Seul le devis établi après visite engage.

Les six facteurs qui font bouger le devis

01

L'état du support

Un mur d'aplomb et sec ne demande pas le même travail qu'un mur ancien qui ondule de 4 cm sur 3 m. C'est le premier facteur, et de loin.

02

Le niveau de finition

Entre un Q2 et un Q4, la surface est la même mais le temps passé n'a rien à voir. C'est le facteur le plus souvent invisible sur un devis.

03

Les points singuliers

Angles, trémies, retombées, niches, jonctions avec de l'ancien, tableaux de fenêtre. Ce sont eux qui prennent le temps, pas les grandes surfaces.

04

La hauteur et l'accès

Au-delà de 2,50 m, il faut un échafaudage roulant et le travail au plafond ralentit. Un étage sans ascenseur change aussi la logistique.

05

La dépose

Retirer une cloison, un ancien plafond, un enduit ciment : c'est du temps, des gravats, et parfois des surprises. Ça se chiffre à part.

06

Le type de plaque

Hydrofuge, phonique, haute dureté : le surcoût matière est modeste, mais l'entraxe resserré qu'elles imposent parfois, lui, se voit.

Apprendre à lire un devis

Un devis moins cher, moins cher pourquoi ?

Demander plusieurs devis est normal, et c'est même ce que je conseille. Le problème n'est pas là. Le problème, c'est qu'en plâtrerie deux devis peuvent décrire des travaux très différents avec exactement les mêmes mots — et que l'écart ne se voit qu'un an plus tard.

1. « Cloisons et plafonds, 80 m² » ne décrit rien

Cette ligne peut vouloir dire cinq choses différentes. Un devis de plâtrerie lisible précise, pour chaque surface : la méthode (collé ou sur ossature), le type de plaque, l'entraxe s'il sort du standard, le traitement des angles, et le niveau de finition. Cinq informations. Si elles n'y sont pas, vous ne comparez pas des devis, vous comparez des totaux.

2. Ce qui disparaît quand un devis devient moins cher

Aucune de ces économies n'est visible le jour de la livraison. C'est exactement ce qui les rend possibles.

  • Le niveau de finition passe silencieusement en Q2, alors que la pièce aurait demandé un Q3 ou un Q4. La norme est claire : à défaut de mention, c'est Q2. Économie réelle, mention nulle part.
  • L'entraxe reste à 0,60 m là où la charge, la hauteur ou le carrelage demandaient 0,40 m. Moins de montants, moins de temps — et une plaque qui ondule entre deux appuis.
  • La bande n'est pas serrée, ou l'enduit est passé en une fois au lieu de deux. Le résultat est identique à l'œil pendant six mois.
  • Les 7 jours de séchage sautent parce que le peintre passe le lendemain. Les joints ressortiront sous la peinture, et personne ne saura à qui la faute.
  • La plaque standard remplace l'hydrofuge dans une pièce d'eau. Quelques euros du mètre carré, invisible tant que la douche n'a pas servi deux hivers.
  • La dépose et l'évacuation ne sont pas chiffrées, et apparaissent en supplément une fois le chantier commencé.

3. Le décalage, c'est là qu'est le piège

L'économie se voit le jour de la signature. Le coût se voit une à trois saisons plus tard : une fissure qui suit un joint, une onde qui apparaît quand on allume l'applique du couloir, un angle qui se fend. À ce moment-là, la reprise coûte plus cher que l'écart initial, parce qu'il faut rouvrir, refaire, et repeindre.

Les huit questions à poser — à moi comme à n'importe qui

Recopiez-les, envoyez-les à tous les artisans que vous consultez. Un devis honnête survit à ces huit questions ; c'est tout ce qu'elles servent à savoir.

  1. Quel niveau de finition est prévu, Q1, Q2, Q3 ou Q4 ?S'il n'y a pas de réponse, c'est Q2 : la norme l'applique automatiquement.
  2. Doublage collé ou sur ossature métallique ?Deux méthodes, deux prix, deux résultats sur un mur irrégulier.
  3. Quel entraxe pour les montants, et pourquoi celui-là ?0,60 m est le standard, 0,40 m se justifie par une charge, une hauteur ou un carrelage.
  4. Quel type de plaque, pièce par pièce ?L'hydrofuge H1 en pièce d'eau n'est pas une option de confort.
  5. Combien de passes d'enduit sur les joints ?La norme en décrit deux, séparées par un séchage.
  6. Combien de jours entre la dernière passe et la peinture ?Sept jours minimum en ambiance naturelle.
  7. La dépose et l'évacuation des gravats sont-elles comprises ?C'est le supplément le plus fréquent en cours de chantier.
  8. Qui sera physiquement sur le chantier ?L'artisan lui-même, une équipe, un sous-traitant ? Ça change tout et ça ne s'écrit jamais.

4. Ce à quoi je m'engage

  • Le niveau de finition figure sur chaque ligne du devis, avec la méthode et le type de plaque. Vous pouvez le poser à côté d'un autre devis et comparer poste par poste.
  • Je respecte les délais de séchage, y compris quand ça allonge le chantier, et je vous le dis à la signature plutôt qu'à la fin.
  • Je contrôle à la règle devant vous si vous le souhaitez, à la réception. Les tolérances sont publiées, elles ne sont pas à ma main.
  • Je n'annonce aucune durée que je ne tiens pas, et aucune performance que je ne peux pas montrer.
  • J'adapte l'ampleur du chantier, jamais la façon de le faire. Si le budget est serré, on phase, on priorise une pièce, on ajuste le niveau de finition là où il n'est pas critique. On ne retire pas une étape.
  • Et si le chantier demandé ne peut pas donner un résultat correct, je ne le signe pas. Refuser un chantier amputé est la seule garantie que je peux réellement donner.

Vous ne savez pas ce que ça coûte ? Personne ne le sait

On ne fait pas trois plâtreries dans sa vie. Il n'y a aucune raison d'en connaître le prix, et je ne vous demanderai jamais votre budget — la question met mal à l'aise quelqu'un qui n'a pas d'ordre de grandeur, et c'est mon métier de vous le donner, pas l'inverse.

Pour vous situer avant même de m'appeler : prenez les fourchettes du tableau plus haut, multipliez par vos mètres carrés, et vous avez le bon ordre de grandeur. Et quand je viens, la question que je vous poserai n'est pas « combien voulez-vous mettre » mais « qu'est-ce qui compte le plus pour vous » — le confort d'une pièce, le rendu d'un mur qu'on voit tous les jours, ou tout reprendre d'un coup. À celle-là, vous savez répondre.

Ce sur quoi je m'adapte, ce sur quoi je ne bouge pas

Un petit budget n'est pas un problème, et je ne ferme la porte à personne. Ce que j'adapte, c'est l'ampleur du chantier : on fait une pièce plutôt que trois, on étale sur deux saisons, on choisit un niveau de finition Q2 là où la pièce le permet et Q3 seulement là où la lumière l'exige. Ça, c'est une décision qui se prend ensemble, à la visite, en connaissance de cause.

Ce que je n'adapte pas, c'est la façon de faire. Un joint se fait en trois passes ou il ne se fait pas. Un entraxe se resserre quand la charge le demande, pas quand le budget le permet. Le séchage prend le temps qu'il prend. Ces étapes ne sont pas des options : ce sont elles qui font que le mur tient dans dix ans.

Il y a une limite : un chantier amputé d'une étape, je ne le signe pas — le résultat porterait mon nom, et il se verrait avant moi. En revanche, ce que je peux faire, c'est vous montrer exactement où va votre argent.

Mon devis détaille chaque étape sur sa propre ligne : l'ossature, les plaques, les bandes, le niveau de finition, la dépose, l'évacuation, la protection du chantier. Vous ne signez jamais un forfait opaque, et vous voyez d'avance ce qui peut s'alléger si le budget serre — en le décidant, pas en le subissant. À contenu égal, mes prix sont ceux du marché : quand un devis est plus cher qu'un autre, la différence est dans ce que la ligne contient, jamais dans la marge.

Et comme c'est moi qui viens chiffrer, moi qui monte et moi qui livre, il n'y a aucun raccord entre deux entreprises où la responsabilité se perd. Un seul interlocuteur du premier rendez-vous à la dernière bande — et une seule personne à rappeler si quelque chose bouge.

La réception

Contrôlez mon travail — voici comment on fait

Les tolérances de la plâtrerie sont publiées dans le NF DTU 25.41. Elles ne dépendent ni de moi, ni de mon avis sur mon propre travail. Avec une règle de 2 m, un réglet et un niveau, vous pouvez vérifier vous-même en dix minutes. Je préfère que vous le fassiez.

1

La planéité générale

Posez une règle de 2 m à plat sur le mur, à plusieurs endroits et dans plusieurs sens. Glissez une cale sous le plus grand jour.

5 mm maximum
2

La planéité locale

Même geste avec un réglet de 20 cm, en travers d'un joint de plaque et d'un angle. C'est là qu'une bande mal serrée se trahit.

1 mm maximum
3

L'aplomb

Un niveau posé verticalement, du sol au plafond, sur chaque cloison neuve. Le faux-aplomb toléré se mesure sur toute la hauteur d'étage.

moins de 5 mm
4

L'horizontalité d'un plafond

Au niveau laser si vous en avez un, sinon en visant la ligne du plafond depuis l'angle opposé de la pièce.

3 mm/m, 2 cm au total
5

Les angles

Passez la main sur les angles sortants : ils doivent être nets, sans creux ni bourrelet, et armés. Les angles rentrants ne doivent pas laisser voir la pliure de la bande.

à la main, ça suffit
6

La lampe rasante — avec sa nuance

Elle montre tout, et c'est pour ça qu'elle est utile en cours de travail. Mais la norme précise qu'elle n'est pas un critère de réception : aucun mur au monde ne la passe sans la moindre ombre. Regardez-la avec la lumière que la pièce aura vraiment.

outil de travail, pas de jugement

Un dernier point qui n'est pas une tolérance mais qui compte autant : le NF DTU n'est pas une obligation légale, c'est une référence contractuelle. Travailler dans ses règles, c'est ce qui permet d'être couvert par l'assurance décennale avec les garanties de base. Un chantier fait hors DTU est un chantier fait hors couverture — et ça, ça ne se voit sur aucun devis.

Règle métallique tenue à plat contre un mur fini, sans jour visible sous la règle
Le contrôle, à la réception. La règle posée à plat, à plusieurs endroits et dans plusieurs sens. S'il n'y a pas de jour dessous, le mur est droit. C'est un geste de dix secondes, et vous pouvez le faire vous-même.
Volume ancien terminé : plafond à solives et planches conservé, murs repris et lissés en blanc, poêle installé

Un chantier, en entier

Une grange où il fallait tout reprendre sauf le plafond

Le plafond à solives et planches était le seul élément qui valait d'être gardé. Tout le reste — murs bruts, angles inexistants, aucun aplomb — demandait d'être repris de zéro, sans jamais toucher à ce qui faisait le caractère du lieu.

C'est le type de chantier où la plâtrerie ne consiste pas à recouvrir, mais à construire une surface neuve autour de ce qu'on conserve. Le raccord entre un mur neuf parfaitement droit et une solive vieille de deux siècles n'a rien d'automatique : c'est là que se joue le résultat.

Matthieu, artisan plâtrier BATIMM RENOV, sur un chantier
MatthieuArtisan plâtrier peintre · Saône-et-Loire, Jura & Ain
Qui vient chez vous

Une seule personne.
Matthieu.
Du relèvement à la réception.

Pas d'équipe qui tourne, pas de sous-traitant, personne que vous n'ayez pas rencontré à la visite. La même personne mesure les murs, monte l'ossature, pose les plaques, tire les bandes et contrôle à la règle à la fin. En plâtrerie, où tout se joue dans des réglages que personne ne verra jamais, savoir qui a fait le travail compte plus qu'ailleurs.

Assurance décennaleAttestation fournie sur demande
15 ans d'expérienceRénovations résidentielles & pros
Sans sous-traitanceMatthieu seul sur chaque chantier
Avis Google 5★Note maximale — clients vérifiés
Demander un devis gratuit →

Ce qu'en disent ceux qui l'ont fait venir

5,0avis Google vérifiés

Super travail, propre soigné et appliqué. Et en plus de cela super sympa. Je recommande.

Mathieu VieilleAvis Google vérifié

Un artisan à l'écoute et qui s'adapte parfaitement aux contraintes du chantier. Je recommande fortement son écoute et ses conseils.

Guillaume DietrichAvis Google vérifié

Très bon technicien, respecte les dates d'intervention, travail propre et soigné.

Jessica BroutinAvis Google vérifié · Local Guide

Votre projet,
un devis poste par poste

Vous n'avez pas besoin d'arriver avec un budget : c'est mon travail de vous donner le prix. Dites-moi ce que vous voulez faire et ce qui compte le plus pour vous.

Vous allez comparer plusieurs devis ? Lisez d'abord les huit questions à poser →

Le niveau de finition écrit — chaque surface porte son niveau Q, sa méthode et son type de plaque. Vous pouvez comparer ligne à ligne.
Visite et déplacement gratuits — on regarde les murs ensemble, règle à la main, sans engagement.
Les règles du NF DTU 25.41 — tolérances, entraxes et délais de séchage. C'est ce qui vous couvre en décennale.
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Votre demande est envoyée. Je vous rappelle rapidement.

Questions fréquentes

Ce qu'on me demande avant d'appeler

Le plaquiste travaille la plaque de plâtre sur ossature métallique : cloisons, doublages, faux plafonds, bandes à joint. Le plâtrier travaille l'enduit dans l'épaisseur, à la truelle et à la règle : dressage d'un mur ancien, enduit à la chaux, reprises traditionnelles. Ce sont deux gestes différents, deux outillages différents, et beaucoup d'artisans ne font que l'un des deux. Je réalise les deux, ce qui compte surtout en rénovation où un même chantier mélange souvent du placo neuf et du mur ancien à reprendre.

Comptez 50 à 105 €/m², fourniture et pose, pour une cloison, un doublage ou un faux plafond avec les joints traités. Le détail : cloison de distribution 50 – 80 €/m², doublage sur ossature 65 – 105 €/m², faux plafond 50 – 105 €/m², bandes et joints seuls 10 – 25 €/m², enduit de dressage et lissage 12 – 35 €/m². Tous ces montants sont TTC, TVA 10 % comprise dans un logement achevé depuis plus de deux ans. Le haut de fourchette, c'est l'urgence : un chantier à caler dans un planning déjà plein demande de décaler d'autres clients, et ça se paie — je le dis avant de chiffrer, jamais après. Seul le devis établi après visite engage.

Rien de précis, et ce n'est pas une opinion : le document de référence européen sur les niveaux de finition (UEEP et Eurogypsum) écrit que des termes comme « prêt à peindre » ou « surface prête » sont complètement inappropriés pour décrire une qualité de surface. Le bon langage est le classement Q1, Q2, Q3, Q4. Et le même document précise que lorsque rien n'est indiqué au cahier des charges, c'est le niveau Q2 qui s'applique automatiquement. Demandez donc toujours le niveau Q, pas « prêt à peindre ».

Le NF DTU 25.41 fixe, pour les cloisons, contre-cloisons et doublages : planéité générale 5 mm maximum sous une règle de 2 m, planéité locale 1 mm maximum sous un réglet de 20 cm, et un faux-aplomb inférieur à 5 mm sur une hauteur d'étage. Pour un plafond s'ajoute l'horizontalité : 3 mm par mètre, sans dépasser 2 cm au total. Ces valeurs sont vérifiables par le client lui-même à la réception, avec une règle et un niveau.

Le NF DTU 25.41 demande 7 jours minimum de séchage des joints en ambiance naturelle avant l'application de tout revêtement de finition. C'est un délai souvent raccourci quand un chantier est pressé, et c'est l'une des causes les plus fréquentes de joints qui ressortent sous la peinture quelques semaines après. Les temps de séchage entre les passes d'enduit doivent eux aussi être respectés.

Parce que les mêmes mots peuvent décrire des travaux très différents. Six écarts fréquents, et aucun ne se voit à la livraison : le niveau de finition tombe en Q2 sans être mentionné ; l'entraxe des montants reste à 0,60 m là où il fallait 0,40 ; la bande à joint n'est pas serrée ou l'enduit est passé en une seule fois ; les 7 jours de séchage sont supprimés ; une plaque standard remplace l'hydrofuge en pièce d'eau ; la dépose et l'évacuation des gravats ne sont pas chiffrées. La différence apparaît une à trois saisons plus tard, sous forme de fissure, d'onde ou d'angle fendu.

Parce qu'on a traité la trace et pas la cause. Il faut d'abord identifier la famille : un faïençage (réseau de microfissures très fines) est un retrait de surface, sans gravité ; une fissure de joint suit une ligne droite le long d'une plaque et vient d'une bande mal serrée ou d'un enduit posé trop tôt ; une fissure structurelle est large, sinueuse, se prolonge d'un mur au plafond et surtout elle évolue. Tant qu'une fissure bouge, tout enduit posé dessus se rouvrira. Le test : coller un témoin en plâtre ou une jauge en travers, et observer trois à six mois.

Le doublage collé (plots de mortier adhésif directement sur le mur) ne convient que sur un support sain, sec et déjà plan : il suit le mur, il ne le redresse pas. Le doublage sur ossature reprend les défauts d'aplomb, ménage une lame d'air, permet de faire passer des gaines et d'installer un isolant plus épais. En rénovation, et particulièrement sur du bâti ancien, l'ossature est presque toujours la bonne réponse. Le collé fait perdre quelques centimètres, l'ossature de 5 à 15 cm.

0,60 m est le standard pour une cloison courante. Il est ramené à 0,40 m dans plusieurs cas prévus par le NF DTU 25.41 : en local humide EB+ privatif quand la cloison à simple parement reçoit un carrelage de plus de 1 600 cm², et plus généralement dès que la hauteur, la charge à supporter ou le type de plaque le demandent. Pour les plafonds, l'entraxe est de 0,40 m en pose parallèle aux ossatures et 0,60 m en pose perpendiculaire — ramené à 0,50 m si l'hygrométrie dépasse 80 %.

Une plaque hydrofugée H1. Dans les locaux classés EB+ privatifs, le NF DTU 25.41 l'impose pour le parement apparent des cloisons verticales, et aussi pour les cloisons sous rampant situées à moins de 1,80 m du sol — c'est le point le plus souvent oublié. S'y ajoutent un joint souple entre la lisse et le sol, et un film polyéthylène sur sol brut. La sous-couche de protection à l'eau sous carrelage n'est pas nécessaire si tous les composants (parement, enduit de joint, mortier de rebouchage) sont hydrofugés.

Oui, mais jamais collé directement. Un mur en pisé, en torchis, en brique plate ou en pierre n'a pas de coupure de capillarité : l'humidité qui monte du sol doit pouvoir s'évaporer par la face intérieure. Un doublage collé ou un enduit ciment bloque cette évaporation et déplace le problème plus haut dans le mur. La bonne mise en œuvre est un doublage désolidarisé sur ossature indépendante avec une lame d'air ventilée, ou un enduit à la chaux qui laisse le mur respirer.

De 5 à 15 cm par mur doublé selon le montant choisi et l'épaisseur d'isolant. Sur une pièce de 4 m sur 3 doublée sur deux murs, cela représente environ 0,5 à 1 m² de surface au sol. Un doublage collé fait perdre nettement moins, mais il ne redresse pas un mur faux et ne convient pas au bâti ancien. Un enduit traditionnel ne fait presque rien perdre — c'est souvent l'argument décisif dans une petite pièce.

Ce n'est pas obligatoire, mais tout ce qui est textile, fragile ou électronique doit sortir : la poussière de ponçage est très fine et abrasive, elle entre partout. Le reste peut rester dans la pièce, regroupé au centre et filmé. Une pièce vide reste plus confortable pour tout le monde : on travaille plus vite, la protection est plus fiable, et il ne reste pas de poussière dans les meubles des mois après.

Elle vient du ponçage des joints, pas de la pose des plaques. C'est une poussière très fine qui reste longtemps en suspension et qui traverse un logement en quelques heures. Deux leviers, et le premier compte plus que le second : confiner la pièce (bâche sur l'ouverture, scotch de masquage sur le pourtour, ventilation mécanique coupée pendant le ponçage) et poncer avec une machine raccordée à un aspirateur plutôt qu'à la main. Fermer simplement la porte ne suffit pas : la poussière passe par le jour sous la porte et par les gaines.

Oui, c'est même l'une des raisons les plus fréquentes d'en poser un. Les réservations se préparent avant la pose des plaques, en accord avec l'électricien, et les incorporations dans le plénum doivent être exécutées avant la pose du parement. Il faut aussi vérifier la hauteur disponible entre le plafond existant et le nouveau : un spot encastré demande un dégagement, et c'est ce qui fixe la retombée minimale. Le couple fourrure/suspente doit tenir plus de 75 daN à la rupture, avec un rapport d'essai à l'appui.

10 % pour des travaux d'amélioration, de transformation ou d'aménagement dans un logement achevé depuis plus de deux ans, contre 20 % dans le neuf. Le taux réduit s'applique à la main-d'œuvre comme aux matériaux fournis par l'artisan, et il figure directement sur le devis et la facture — vous n'avez aucune démarche à faire. Sur un chantier de 8 000 €, l'écart entre 10 % et 20 % représente environ 730 €.

Non : un NF DTU n'est pas d'application obligatoire, il est contractuel. Mais c'est la référence commune des maîtres d'ouvrage, des entreprises, des contrôleurs techniques et des experts d'assurance, et le respecter est ce qui permet d'être couvert par les garanties de base. C'est pour ça qu'il vaut la peine d'être cité sur un devis : un ouvrage réalisé hors DTU peut être parfaitement présentable et poser un vrai problème le jour où il faut faire jouer une garantie.

Non aux deux. Je réalise l'isolation par l'intérieur — doublage, aménagement de combles, et soufflage de combles avec une machine louée pour le chantier — mais pas l'isolation par l'extérieur. Et je ne suis pas certifié RGE, ce qui veut dire que mes chantiers n'ouvrent pas droit aux aides qui l'exigent. Pour comparer honnêtement deux devis dans ce cas, il faut comparer reste à charge contre reste à charge, sur deux devis qui décrivent réellement le même travail. Le détail est sur la page isolation intérieure.

Matthieu, seul. C'est lui qui vient faire le relevé, qui établit le devis, qui monte l'ossature, qui tire les bandes et qui vous livre la pièce. Pas d'équipe qui change en cours de route, pas de sous-traitance, pas d'intermédiaire commercial. BATIMM RENOV est assurée en décennale, attestation fournie sur demande.

Sur trois départements depuis la Bresse : la Saône-et-Loire (71), le Jura (39) et l'Ain (01). Concrètement, Louhans et sa région, Chalon-sur-Saône, Tournus, Cuisery, Verdun-sur-le-Doubs, Lons-le-Saunier, Orgelet, Pont-de-Vaux et leurs alentours. Le déplacement pour le devis est gratuit. La liste complète est sur la page zones d'intervention.

Le vocabulaire

Les mots que vous verrez sur un devis de plâtrerie

Un devis n'est comparable que si on en comprend les lignes. Voici les termes qui reviennent le plus, et ce qu'ils recouvrent réellement.

BA13

Plaque de plâtre à bords amincis de 12,5 mm d'épaisseur. BA15 et BA18 sont plus épaisses et plus résistantes aux chocs.

Bord aminci

Le creux ménagé sur le chant de la plaque. C'est lui qui reçoit l'enduit et la bande, pour que le joint arrive à fleur de la surface.

Ossature

L'armature métallique qui porte les plaques : rails au sol et au plafond, montants verticaux entre les deux.

Entraxe

La distance entre deux montants ou deux fourrures, mesurée d'axe à axe. 0,60 m en standard, 0,40 m quand la charge ou la finition l'exige.

Fourrure

Le profilé horizontal sur lequel se visse un plafond. Elle est tenue par des suspentes fixées à la structure.

Suspente

La pièce qui relie la fourrure à la charpente ou à la dalle. Le couple fourrure/suspente doit tenir plus de 75 daN à la rupture.

Cornière périphérique

Le profilé en L fixé sur le pourtour d'un plafond. Au-delà d'une portée de rive de 1,80 m, elle est remplacée par un rail.

Éclisse

La pièce qui aboute deux montants. Recouvrement d'au moins 15 cm, et les raccords ne sont jamais alignés d'un montant au suivant.

Bande à joint

La bande de papier noyée dans l'enduit au droit de chaque jonction de plaques. On ne superpose jamais deux bandes.

Serrer la bande

Chasser l'excédent d'enduit sous le papier à la spatule, pour qu'il ne reste pas d'air. Une bande qui cloque n'a pas été serrée.

Bande armée

Bande renforcée d'une âme métallique ou plastique, posée dans les angles sortants pour qu'ils ne s'épaufrent pas.

Calicot

Bande de toile de verre autocollante utilisée pour ponter une fissure ou un raccord. Utile, mais elle ne remplace pas le traitement d'une fissure active.

Enduit de corps

La couche épaisse qui redresse et remplit. Elle précède l'enduit de finition, qui lui n'a aucun pouvoir de rattrapage.

Ratissage

Passage d'enduit très fin sur toute la surface pour boucher les pores du carton. C'est ce qui distingue un niveau Q3 d'un Q2.

Joint de fractionnement

Coupure volontaire prévue pour absorber les mouvements. Obligatoire au-delà de 300 m² de plafond, entre matériaux différents, ou dans une maison en L.

Hydrofugé H1

Plaque traitée pour les pièces humides. Exigée en EB+ privatif, y compris sous rampant à moins de 1,80 m du sol.

Q1 · Q2 · Q3 · Q4

Les quatre niveaux de finition d'une surface en plaques de plâtre. En l'absence de mention sur le devis, c'est Q2 qui s'applique.

Planéité générale et locale

Les deux mesures de contrôle : 5 mm sous une règle de 2 m, et 1 mm sous un réglet de 20 cm.

Doublage

L'habillage d'un mur existant par l'intérieur, collé ou sur ossature, avec ou sans isolant.

Contre-cloison

Un doublage monté avec sa propre ossature, indépendante du mur. La solution du bâti ancien et des murs qui ne sont plus d'aplomb.

Retombée

La partie d'un faux plafond descendue plus bas que le reste, pour masquer une poutre ou créer un bandeau lumineux.

Rejointoiement

Reprise des joints d'un mur en pierre ou en brique plate, au fer à joint, à la chaux. Une spécialité du bâti bressan.

Plâtrier en Saône-et-Loire, Jura & Ain

Depuis la Bresse, j'interviens sur les trois départements. Chaque ville ci-dessous a sa page dédiée : bâti local, contraintes du secteur et chantiers réalisés à proximité.

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